Pas dupe du numérique compulsif

Les TICs sont d'abord des martingales pour maximiser les profits des cartels, les envies compulsives qu'elles suscitent en nous engendrent de considérables besoins énergétiques pendant que nos déchets électroniques s'entassent loin de nous. Pollution de l'environnement mais aussi du libre arbitre par la Vérité Vraie.

Pas dupes des obésiciels.

La densité des transistors a doublé tous les 2 ans jusqu'en 2001, phénomène décrit par la loi empirique de Moore, ces progrès n'ont pas servi à faire des machines peu gourmandes en énergie grise et de fonctionnement pour satisfaire nos besoins réels qui changent peu entre deux seuils évolutifs.

Les tics préfèrent
le comment au pourquoi.

Ces progrès ont produit des machines toujours plus puissantes pour des logiciels encore plus gourmands, comme l'obésiciel Microsoft Office qui en 7 ans a demandé 10 fois plus de puissance pour globalement les mêmes fonctionnalités. Les éditeurs de logiciels maximisent d'abord leurs profits or les logiciels légers (moins gourmands en énergie) sont mieux écrits, ils demandent donc plus de travail.
Dans les foyers seuls les jeux vidéos utilisent pleinement les processeurs.

Cependant la dissipation thermique est la limite de la miniaturisation des transistors, la loi de Moore n'est plus complètement vérifiée, s'en est donc fini de l'ère des obésiciels, les profits se sont tournés vers la communication mobile et les résoçosios globaux avec comme terre promise : BigueData.

Ce modèle économique canalise les internautes vers de vastes nasses (jémelle, Linquedine, Touitère et Fessebouque) qui en accord avec les fournisseurs d'accès mène à un internet centralisé, contrôlable, un mode grégaire à tendance conformiste ayant des points communs avec le Minitel d’antan. Il libère les comportements compulsifs par une fausse gratuité, les gens échangeant l'usage contre l'insignifiance de leurs vies privées. « Quand c'est gratuit, c'est toi le produit » et c'est ainsi qu'avec de petits ruisseaux de vies privées sans importance, on fait de grands fleuves financiers réservés aux initiés.

Pas dupes des géants verts.

La satisfaction de nos compulsions n'est pas négociable, les opérations que nous faisons sur l'internet nous sont un mystère, nous envoyons des milliers de photos, de films, lançons des applications pour rechercher des informations sans nous soucier de l'énergie que cela représente et les opérateurs de l'Internet sont tenus d'assurer un service 99.99% du temps, à fond et sans mégoter !

en 2008 le 5ème consommateur d'électricité étaient les centres de données.

Pourtant généralement les serveurs ne tournent pas à plus de 6 à 12% de leurs capacités car ils doivent pouvoir répondre à d'imprévisibles pics d'activités. Ils doivent aussi garantir un stockage exponentiel avec des données fatalement obsolètes car on ne jette rien en numérique. Enfin des batteries de moteurs diesels sont nécessaires en parallèle du réseau électrique car les serveurs ne supportent pas la moindre micro-coupure de courant.

 

 En conséquence le 5ème consommateur d'électricité en 2008 après les États-Unis, la Chine, la Russie et le Japon étaient les centres de données, ces immenses fermes de serveurs qui entre autres, stockent nos vies numériques. En 2014 leurs besoins représentent la capacité de 30 réacteurs nucléaires et seraient amenés à quadrupler d'ici 2016 (sources ?).

Les centres de données tournent principalement au charbon au pétrole et au nucléaire, en s’acquittant de droit à polluer (RECs) qui améliorent les profits des traders en énergie selon Greenpeace (page 21). Ils sont alimentés marginalement par des énergies dites vertes qui elles aussi ont leurs dommages collatéraux : l’hydraulique détruit les derniers fleuves sauvages, l'éolien défigure les paysages et massacre les oiseaux migrateurs, le photo-voltaïque rejette du plomb. En revanche ces projets de « Green Cloud » sont bien visibles, ils avancent de solides arguments, sont dans des pays plutôt froids, au fort potentiel hydraulique et aux faibles taxes (Islande, Suède, nord des EU).

Pas dupes de la dernière version.

EN 2012 le nombre D'ABONNés a dépassé celui deS humains.

En 2007 plus d'un milliard de téléphones portables ont été vendus. Malgré les réels efforts entrepris de par le monde, en 2009, les déchets informatiques européens sont recyclés pour au moins 85% dans les bidonvilles comme à Agbogbloshie une banlieue à Accra peuplée de gens en train de « recycler » nos E-déchets.

L'Occident externalise sa pollution, le consommateur ne se rend compte de rien, un peu comme les disques durs dématérialisés dans les clouds, il faut critiquer ce comportement irresponsable qui a pour causes :

  • le marketing qui invite à renouveler un appareil pour sa valeur psycho-sociale.
  • Les cycles de vie des produits électroniques qui diminuent.
  • L'absence de responsabilité des consommateurs qui ne subissent pas leurs déchets.

Pas dupe de la Vérité Vraie.

L'Internet favorise l'exercice du libre arbitre, plus que jamais il peut y comparer les points de vue, or des forces contrarient le libre arbitre soit directement parce qu'elles se sentent menacées, soit indirectement du fait de leur bisenesse modèle, d'autres enfin ne supportent pas la contradiction car elles sont animées par un délire quasi religieux.

la Presse française occupe le 45ème rang
du classement mondial de la liberté de la presse 2016

La situation des autres pays européens se dégrade d'année en année.


Médias français, qui possède quoi ? (Monde Diplomatique) >>

Bien border ses sujets pour ne pas prendre le risque de fâcher d’éventuels annonceurs. (ACRIMED) >>

(...) détournement du contre-espionnage et de la lutte contre le terrorisme, adoption de lois permettant une surveillance à grande échelle, augmentation des conflits d’intérêts, mainmise de plus en plus grande des autorités sur les médias publics et parfois privés. (...) C’est le cas en France (45ème), où une poignée d’hommes d’affaires ayant des intérêts extérieurs au champ des médias finissent par posséder la grande majorité des médias privés à vocation nationale.

Faut-il dès lors s'étonner que beaucoup de gens s'informent autrement ? Plutôt que de retrouver du crédit en étant moins dépendants de leurs annonceurs et de leurs investisseurs, les médias diabolisent l'information sur l'Internet à l'attention des gueux qui ne comprennent rien aux arcanes du pouvoir; les fumeuses histoires des illuminatis, les doutes sur la forme de la Terre sont mis sur le même plan que des questions sur les implications de l'impérialisme étatsusien dans les causes du terrorisme ou sur la théorie du réchauffement climatique anthropique; ou bien on schématise à l'extrême : le public n'aurait d'autres choix pour s'informer que les médias ou les résoçocios (entendu sur France-Culture).

attention danger : effet tunnel... cognitif !

Le libre arbitre est aussi indirectement contrarié dans les grandes nasses médiatiques que sont ioutoube et fessebouque. Quand nous visionnons une vidéo, d'autres sont proposées car apparentées au même sujet, c'est très pratique. Mais attention à l'effet tunnel cognitif ! En effet, s'inspirant de votre profil calculé, l'algorithme filtrera ce que vous avez tendance à voir en ignorant le reste dans le but innocent de vous faire cliquer le plus de fois possible à l'intérieur de la nasse. Comme les revenus publicitaires sont calculés au nombre de clics, il est tout naturel de ne pas vous montrer des choses qui vous seraient désagréables car vous quitteriez aussitôt la nasse.

C'est ainsi que les gens de gauche ne voient que des points de vue de gauche, ceux de droites des points de vue de droite. On oppose qu'il en est de même avec la presse d'opinion. Pas tout à fait car le lecteur sait que son quotidien est de droite ou de gauche, alors que sa page fessebouque peut lui paraître « objective ».

La technologie comme religion.

Dans le bluff technologique, Jacques Ellul tient à justifier son titre page 25, il ne prétend pas que les techniciens sont des bluffers mais que la technologie définie initialement comme étude de la technique est devenue emploi de la technique capable de résoudre tous les problèmes de l'homme, « faisant cesser toutes ses anciennes réserves et ses anciennes craintes ».

TICs et Biguedata sont nées de la riche pensée libérale ayant découvert que l'intérêt de chacun rendait caduque le projet de développement porté par le Souverain (le Roi, la Nation, le Peuple). La froide et cynique mécanique économiste est amorale et technique, il n'est donc pas étonnant que certains voient dans TICs et Biguedata ce qui lui manquait : de la Foi !

Ceux faisant profession de la nouvelle Foi annoncent le robot-sapiens comme le messie qui relie les membres de la communauté (les transparents connectés) vers une espèce de nécessaire parousie qui débarrassera la société des ulcères du passé et tant qu'à faire, sauvera la planète !

D'ailleurs cette notion de vie privée est ressente, elle est étrangère aux monothéismes car le croyant ne peut se permettre de dissimuler, la vie privée est apparue dans une société bourgeoise et athée bien qu'elle soit aussi bannie de la société prolétarienne. Qu'elle soit de nouveau mis à l'index devrait nous faire réfléchir sur les finalités des biguedateux.

Il est facile de contrer des utopistes (utopie = sans lieu [topos]), or Biguedata n'est pas une utopie car sa marche dans le réel est irrésistible, en revanche il est très pénible de s'opposer aux gens ayant la Foi, défenseurs de la Vérité Vraie et très bien rétribués par les fonds d'investissements.